Cette lecture devrait vous refroidir les idées

Auteur: Yann

Est-ce que je suis normal ?

Ou bien il me manque quelques boulons dans la tête ?

C'est une question que plusieurs se posent quand ils me voient parler d'immersion en eau froide… ou encore pire, quand ils me voient y entrer volontairement.

Mon intérêt pour l'eau froide a commencé dans l'armée. Avec des formations comme Guerre en hiver, Arctic Operations Advisor, SERE, et plusieurs formations civiles, dont celles avec le fameux Gordon Giesbrecht, aussi connu sous le nom de Dr Popsicle.

J'ai aussi servi comme officier de liaison dans l'Arctique, et pendant 5 ans j'ai été SME (Subject Matter Expert) de l'Arctique à l'École de guerre avancée de Trenton, Ontario.

Disons simplement que j'ai passé beaucoup de temps dans l'eau froide. Dans des conditions parfois extrêmes.

La vérité que personne ne dit

Je vous mentirais si je vous disais que c'était agréable.

La vérité ? C'était souvent horrible.

Mais c'est exactement là que la résilience entre en jeu.

Je me souviens de situations dans l'Arctique où, une fois dans l'eau, on était presque mieux dans l'eau que dehors, simplement à cause du vent qui te coupe comme un couteau.

Et n'oubliez pas une chose : dans l'Arctique… il n'y a pas d'arbres. Pas d'abri facile. Pas de confort.

La seule façon de se réchauffer, c'est ton linge chaud, ta gestion de ton équipement… et le mouvement. Tu dois bouger, faire des exercices, activer ton corps pour te réchauffer et reprendre le contrôle.

Et je vais vous dire une autre réalité.

Dans certains cours multinationaux avec les forces spéciales, une fois sorti de l'eau, tu n'as pas le droit de te changer tant que tu n'as pas allumé un feu. Et ce feu, tu dois t'en servir pour faire sécher ton linge… parce que tu n'as aucun linge de rechange.

Alors quand j'entends quelqu'un dire que c'est trop dur…

arrêtez de me faire pleurer.

La vérité, c'est simple : la résilience, mon ami.

Le côté scientifique — ce qui se passe vraiment dans ton corps

Dans certains programmes, j'ai participé à des tests pour l'armée, et avec le Dr Gordon Giesbrecht j'ai passé des tests médicaux spécialisés, incluant des tests cardiaques.

Le but ? Observer ce qui se passe dans le corps humain quand on entre en hypothermie légère.

Tu ressens littéralement la chaleur quitter tes extrémités — les mains, les pieds — pour être redirigée vers les organes vitaux.

Le corps se met en mode survie.

Et laissez-moi vous dire une chose… quand on te remet tranquillement à la chaleur, quand le sang revient dans les extrémités…

ça fait très mal.

C'est un rappel brutal d'une réalité simple : la vie a un prix.

Les chiffres qui font réfléchir

Mais attention : ce n'est pas qu'un défi mental.

Chaque hiver, même ici au Québec, la glace n'est pas sans danger : en moyenne 6 à 8 personnes perdent la vie après être tombées dans l'eau glacée lors d'activités hivernales sur des plans d'eau gelés.

Au Canada, environ 35 % des noyades annuelles se produisent entre octobre et avril, souvent liées à des incidents sur ou autour de la glace.

C'est pour ça que savoir quoi faire peut faire toute la différence. C'est pour ça que nos cours de survie au Québec incluent ce module — pas pour le frisson, mais pour la réalité.

Une expertise forgée sur le terrain

J'ai fait des immersions en eau froide au Nunavut, dans les Territoires du Nord-Ouest, en Ontario, au Québec, et même en Norvège.

En ski. En raquettes. À pied. Avec un gros sac rempli d'équipement.

Pourquoi faire ça ?

Parce que je voulais développer une expertise hors norme. Une expertise capable d'aider à sauver des vies en cas d'urgence.

Aujourd'hui, c'est une formation de survie que nous offrons à Black Wolf Survival — école de survie au Québec.

Parce que la réalité, c'est que ça peut arriver à n'importe qui.

En motoneige. En raquettes. En ski. À pied. En pratiquant un sport nautique hors saison.

La glace cède. Tu tombes à l'eau. Et là… il faut savoir quoi faire.

Une raison personnelle

Il y a une raison encore plus personnelle derrière tout ça.

Je suis père.

Et je voudrais que mes enfants aient ce savoir. Qu'ils sachent comment survivre et prendre action s'ils se perdent en forêt ou s'ils tombent dans un lac.

C'est la même raison qui me pousse à enseigner la survie en forêt au Québec — pas juste des techniques, mais une mentalité. Une façon de voir le monde.

À ce jour, j'ai fait passer des milliers de personnes dans l'eau froide.

Et jusqu'à maintenant… aucun problème.

(On touche du bois.)

Ce que j'aime le plus

Ce que j'aime le plus dans mes cours de survie, ce sont les visages.

Au début : la peur. Le doute. La question dans leurs yeux : "Pourquoi je fais ça ?"

Puis ils sortent de l'eau.

Et là, souvent ils me regardent et me disent :

"Merci. Je pensais que c'était pire que ça. Maintenant je sais quoi faire si ça m'arrive."

Et ça… c'est puissant.

Parce qu'ils viennent de faire quelque chose de rare dans notre monde moderne : se dépasser pour vrai.

Ils entrent comme des louveteaux…

et ils sortent comme des loups noirs plus aguerris.

Avec une vraie leçon de résilience.

Black Wolf — du réel. Pas du confort.

Chez Black Wolf Survival — école de survie au Québec, c'est simple :

Black Wolf, c'est du réel.

Et pour faire du réel, ce n'est pas en restant dans le confort de ta maison que ça arrive.

Il faut sortir. Aller dans la nature. Affronter l'inconfort.

Nos formations de survie en forêt au Québec sont conçues pour ça — t'apprendre à survivre avant d'en avoir besoin.

Viens apprendre. Viens comprendre. Viens te dépasser.

Parce qu'au final, la survie n'est pas une question de force…

c'est une question d'esprit.

Les enfants et les adultes qui le font repartent fiers du devoir accompli.

Et moi ? Je leur lève mon chapeau. 🐺❄️

Black Wolf Survival — École de survie au Québec. Parce que le froid ne tue que ceux qui ne sont pas prêts.

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