De Redbeard à Black Wolf : Une histoire de résilience, de brotherhood et de survie

Auteur : Mike

En 2016, j'ai fondé mon école de survie : Redbeard.

C'était un projet qui me tenait profondément à cœur. J'ai toujours voulu enseigner la survie en forêt, surtout après mon service militaire. Le problème, c'est qu'au Québec, la job d'instructeur de survie… ça n'existait tout simplement pas. Alors j'ai fait ce que n'importe quel gars un peu fou ferait : je me suis créé mon propre emploi.

Au début, je n'avais aucune idée dans quoi je m'embarquais. J'ai commencé avec des partenaires douteux qui n'avaient aucune véritable connaissance en survie. Disons que les fondations étaient pas mal croches.

L'âge d'or

Après ma rupture avec ces partenaires, un ancien collègue des Forces, Jakob, m'a approché. C'est là que le projet Redbeard a décollé pour vrai.

Alex, Jakob et moi, on était invincibles à trois. Les formations qu'on donnait avaient atteint un standard tellement élevé qu'on a fini par donner deux formations la même journée, à deux endroits différents, juste pour se concentrer sur le développement de l'entreprise. C'était parfait.

Ensemble, on offrait toutes sortes de formations — survie, autodéfense, pistage. On avait suivi des formations de tracking avec David Scott Donelan. On s'était rendus aux États-Unis pour donner des cours. Le monde était à nous. Une compagnie de production nous a même approchés pour un documentaire.

La chute

Puis, comme ça arrive parfois, Alex et Jakob se sont chicané et sont partis chacun de leur bord. Mon monde s'est effondré.

J'ai dû tout faire seul par la suite, avec mon employé David — l'homme le plus fiable au monde, le meilleur acolyte qu'on puisse espérer. On a tenu le fort.

Puis la COVID est arrivée.

J'avais perdu toute motivation à continuer le projet. On ne pouvait même pas sortir de chez nous. Comment enseigner la survie en forêt quand le monde entier est confiné entre quatre murs?

Se réinventer

J'ai dû me réorienter dans un autre domaine qui me passionnait : la cybersécurité. Au fil des années suivantes, je suis devenu l'un des meilleurs hackers au Québec. Ça m'a porté fruit — j'ai pu offrir à ma famille une qualité de vie que je n'imaginais même pas possible.

Mais la forêt, elle, me manquait toujours.

Le déclic

Un jour, j'apprends que mon frère Jakob est décédé à Gaza, lors d'un voyage d'aide humanitaire. Un gars qui a littéralement donné sa vie pour aider les autres.

C'est à ses funérailles que moi, Nic et Yan — anciens collègues — avons tranquillement recommencé à parler de formations de survie. Comme si Jakob nous poussait dans le dos une dernière fois.

Yan a décidé de se lancer en business et de partir Black Wolf, avec le support de Nic. De mon côté, j'ai offert mon aide pour le volet web en hébergeant et en construisant le site. Puis Yan m'a demandé de venir à une formation pour enseigner le feu.

C'est là que la flamme est repartie. Au sens propre comme au figuré.

Le désir d'enseigner de nouveau. Cette fois, avec une équipe tellement solide. Plus d'expérience de vie. Plus de maturité. Une qualité d'enseignement comme jamais.

Black Wolf

Alors nous voici. Plus forts que jamais.

Ce projet, Black Wolf, existe en l'honneur de Jakob — un homme qui a donné sa vie en aidant les autres.

On continue dans cette même lignée. Enseigner. Transmettre. Repousser les limites.

Pour lui. Pour nous. Pour tous ceux qui viendront apprendre avec nous.

🐺